G92 - Histoire des villes 
Histoire d'Asnières sur Seine
Histoire de Chaville
Histoire de Clichy
Histoire de Colombes
Histoire de Courbevoie
Histoire de La Garenne Colombes
Histoire de Gennevilliers
Histoire d'Issy les Moulineaux
Histoire de Malakoff
Histoire de Montrouge
Histoire de Nanterre
Histoire de Neuilly sur Seine
Histoire de Vanves
Histoire de Ville d'Avray
Histoire de Villeneuve la Garenne
La plus ancienne mention connue d'Asnières apparaît en 1158 dans une bulle du pape Adrien IV, confirmant des droits sur la paroisse à l'église collégiale parisienne de Saint-Marcel. Mais le territoire est peuplé de plus longue date, à en juger par les sépultures et récipients découverts lors des travaux d'aplanissement du parc d'Argenson menés par les terrassiers au XVIIIe siècle, ou bien lors du chantier d'aménagement du centre-ville en 1933.

La seigneurie d'Asnières, impliquant le droit de haute justice, appartient dès 1224 à l'abbaye de Saint-Denis. Jusqu'à la fin du XIIIe siècle, Gennevilliers dépend de la paroisse d'Asnières, et s'en sépare en 1302. En 1460, la population d'Asnières, presque anéantie par la guerre de Cent Ans, n'est que de cinq feux, soit environ vingt-cinq habitants.

Au XVIIe siècle, l'habitante la plus célèbre du village est Anne de Gonzague de Clèves, princesse palatine. Entre 1719 et 1721, Mme de Parabère, maîtresse du Régent, possède une maison à Asnières, à l'emplacement de l'actuel château. Au milieu du siècle, le duc de Luynes et son fils le duc de Chevreuse acquièrent l'ancienne propriété de la princesse palatine.

La ville prend de l'expansion grâce à la construction en 1826 du pont qui la relie à Clichy, puis, quelques années plus tard, par l'arrivée de la ligne de chemin de fer Paris-Saint-Germain. Après l'année terrible de 1870, nombre de peintres - Georges Seurat, Émile Bernard, Paul Ségnac - enchantent les paysages asniérois et Van Gogh en peint le pont en 1887.
Radulfus de Cativilla est connu en 1129 comme le plus ancien seigneur de Chaville.

Au XIII° siècle, les seigneurs de Chaville ont pour noms Roger de Chaville, Nicolas de Champville, Guibert de Chaville, Roger de Ville d’Avray, Robert de Villepreux. Les maisons regroupées autour de la villa d’Inchadus forment une paroisse. Gauthier et Roger de Chaville sont cités comme seigneurs de Chaville au XIVème siècle.

En 1401, Chaville dépend de la juridiction du Châtelet. Jehan Lasne, valet de chambre du roi, devient seigneur de Chaville. À sa mort en 1418, il cède la seigneurie à l’Hôtel-Dieu. Ce dernier la vend en 1428 à Jean Bureau, trésorier de Charles VII. Nicolas Ballue et Philippe Burelle lui succèdent. La Famille Aymery prend possession (en 1493) de la seigneurie de Chaville et Viroflay jusqu’en 1561. Chaville passe alors à Dame Dupré (1561) puis à François Picot et Simon de Vigny (1577 à 1596).

Prédominance au XVIIème siècle de la Famille Le Tellier, surtout par Michel IV. Son grand-père Michel I avait acquis la seigneurie de Chaville en décembre 1596 et fait aménager une demeure seigneuriale. En 1660, Michel Le Tellier IV, secrétaire d’État à la Guerre de Louis XIV, fera construire un Château. En 1677, il devient chancelier de France. Il meurt en 1685. Son fils, le marquis de Louvois, lui succède.

Le village de Chaville, regroupé autour de l’église, occupe le quartier de la Mare-Adam et comprend 300 habitants. En 1674, Le Tellier fait raser le village d’Ursine pour créer un réseau d’étangs, destinés à l’alimentation de fontaines de son jardin dessiné par Le Nôtre. En 1695, la chancelière vend le domaine à Louis XIV, qui le cède au dauphin. Celui-ci le rattache à son domaine de Meudon. À sa mort, le Château de Chaville est donné en viager successivement au marquis de TORCY, au prince de Talmont, et au duc de Brancas (1737). Louis XVI le donne alors en viager au comte de Tessé, qui construit en 1766 un ravissant château “Louis XV” entouré de jardins de style anglais.

La comtesse, femme d’esprit, tante de Lafayette, est acquise aux idées démocratiques de l’époque. Elle a une correspondance avec Jefferson, Madame de Stael, Voltaire, Diderot... À la Révolution, le domaine est vendu comme bien national à Gouly, représentant du peuple, qui fera démolir le château. Le premier Maire élu en 1790 est Larroque. Un troisième château “Saint-Paul” sera construit en 1817 sur l’emplacement des Communs du Château de Michel Le Tellier.

L’industrialisation progresse, sous forme de blanchisseries, de fours à chaux, de tuileries, de brasseries. Les 2 lignes de chemin de fer (Rive Droite et Rive Gauche) de Paris à Versailles desservent Chaville en 1839-1840. Les premiers tramways circulent en 1857. La population croît de 500 à 3 500 habitants, mais reste à majorité paysanne.

Octobre 1870 - mars 1871 : Chaville est occupée par les Prussiens qui dévastent la commune.

En 1900, la ligne électrifiée Paris-Invalides constitue la 3e liaison Paris-Versailles par chemin de fer.
Clichy fut le fief de Dagobert et la capitale des Mérovingiens. L'origine de son nom, Clippiacum, remonte à cette époque. Clichy devient seigneurie en 1191. En 1612, Vincent-de-Paul est nommé curé de Clichy. Il marquera la paroisse de son empreinte. L'église du centre ville porte aujourd'hui son nom.

Dès 1793 Clichy devient la ville des blanchisseurs. Elle compte plusieurs ateliers de blanchisserie. La ville commence ainsi son industrialisation. En 1847 une importante fabrique de verre s'installe rue des Chasses. La cristallerie de Clichy se développe et connaît une renommée mondiale.

En 1846 l'usine de Joseph Eugène Cusinberche, installée sur les bords de Seine devient l'une des plus importantes fabriques de bougies de France. Le développement industriel s'intensifie et Clichy devient l'un des pôles productifs de la couronne parisienne.
Le premier acte conservé faisant mention de Colombes date du XIIIe siècle. À cette époque on parlait de Coulombes qui deviendra Coulombe en 1675 et Colombes à partir de 1712. Si certains, peu nombreux, donnent la préférence à la légende des oiseaux ou des colombiers pour l'origine du nom, les plus sérieux défendent l'idée que son nom viendrait du vieux français coulombe qui signifiait colonne. L'oiseau ne se nommait pas colombe au Moyen Âge mais palombe. Deux versions sont alors possibles bien qu'aucune ne soit formellement authentifiée.

Il existait avant 1250 une maison à atrium dont le toit était soutenu par des colonnes ou des colombages. Des historiens locaux soulignent également la présence au lieu dit « Le Perron » d'une colonne, genre monument mégalithique, détruit dans la nuit du 4 août 1789. Aucune certitude donc sur l'origine du nom de la ville.

Colombes a longtemps appartenu à l'abbaye de Saint-Denis puissant propriétaire foncier jusque sous Louis XIV qui lui retire ses revenus et privilèges en 1679 pour les céder à la « Compagnie des Dames de Saint-Cyr » créée par Mme de Maintenon. Colombes fait partie de ce transfert. Depuis 59 ans, le village de Colombes possède son mur d'enceinte percé de huit portes. Certaines tourelles subsisteront jusqu'au début du 20e siècle. Chasse royale réservée sous Charles IX, Colombes accueillera la troisième fille de Henri IV et de Marie de Médicis, Henriette-Marie de France, soeur de Louis XIII et donc tante de Louis XIV. Elle épouse en 1625, le prince de Galles devenu la même année roi d'Angleterre.

En 1657, elle achète le « château » de Colombes, bâtisse assez modeste entourée d'un parc de 3 hectares situé entre l'actuelle maison des jeunes et le cimetière ancien (démolie en 1846). Estimée de Louis XIV, elle le reçut souvent à Colombes où il ne manquait pas de la consulter sur toutes les affaires concernant l'Angleterre. Elle meurt à Colombes le 10 septembre 1669 d'une grave affection pulmonaire.
Le village de Courbevoie resta sous la dépendance de la paroisse de Colombes jusqu'en 1787.

Le naufrage du bon roi Henri IV en 1606 est certainement un des événements les plus célèbres survenu à Courbevoie.

Jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, Courbevoie n'était qu'un village de quelques centaines d'habitants et un lieu de résidences secondaires pour une noblesse parisienne en mal d'espace. Trente propriétaires se partageaient le territoire de la ville, dont le Fermier général Paulze qui donna sa fille, son titre et le château des Colonnes à Lavoisier.

En 1772, le roi Louis XV inaugurait le pont de pierre de Jean Rodolphe Perronet, ingénieur du roi. Celui-ci devait être le prototype de centaines d'autres construits sur les mêmes principes. Ce pont resta jusqu'en 1938 pour céder la place à l'actuel pont métallique de Neuilly, qui fut achevé en 1946. En même temps que la Seine, le pont "Perronet", traversa bien des événements. Il résista notamment en 1871 aux canons des Versaillais, bien que gravement endommagé, et jusqu'en 1914, un tramway à vapeur nommé la Bouillote, "grande attraction de l'époque", y passait.

Mais l'événement majeur reste sans conteste le retour des cendres de Napoléon 1er ramenées en grande pompe depuis l'Ile Sainte-Hélène qui se déroula le 14 décembre 1840, par une température glaciale de - 8°.

A la fin des années 1730, Courbevoie devient une ville de garnison. Louis XV l'a choisie avec Saint-Denis et Rueil pour y implanter l'une des trois casernes pour son régiment de Gardes suisses. D'un seul coup, le village voit sa population s'accroître de plus du double. Des centaines d'ouvriers de toutes corporations, des surveillants de travaux et toute une intendance font de Courbevoie un immense chantier. Des blanchisseries se créent ainsi que de nombreuses petites entreprises. Le village se transforme en petite ville. Mais jusqu'à la fin du XIXe siècle, les vignerons feront mûrir le raisin sur les coteaux de Courbevoie.
Déjà citée en 1240 par le seigneur Bouchard de Marly, « La Garenne dépendant de Colombes » est à l’époque un bois taillis très giboyeux, dénué de toute habitation sauf « La Tournelle », la demeure du fermier, placée du côté de l’actuel Courbevoie. Ce territoire boisé appartient alors à l’abbaye de Saint-Denis, qui y exerce ses droits féodaux jusqu’en 1684, date à laquelle les dames de Saint-Cyr, créées par Mme de Maintenon, prennent en main les destinées de la Garenne.

Elles n’en demeureront pas longtemps les propriétaires, puisque, dès 1698, elles cèdent leur bien au marquis de Tanlay contre quelques pièces de bois. Débute alors une longue liste de propriétaires, parmi lesquels on trouve une chanteuse d’opéra, Mlle Manon Pélissier, en 1730, un futur ministre de Louis XVI, un prince de Monaco, et en 1791, alors que la Garenne a été classée dans les Biens nationaux, Etienne Jean Benoît Thévenin, marquis de Tanlay, qui aurait dû en hériter. L’entrée dans le 19e siècle ne met pas fin à cette énumération.

Dès 1801, Hercule de Salis Tagstein puis, en 1806, le Baron Jean-Nicolas Corvisart des Marets (1755-1821), médecin de l’Empereur Napoléon Ier et propriétaire du Château des Tournelles de 1806 au 24 avril 1820, viennent la compléter. A nouveau en 1820, le « château des Tournelles » et l’enclos de la Garenne changent de main et deviennent la propriété de M. et Mlle Rubichon. Ils décident d’y établir un village, un projet qui malheureusement échouera pour cause de faillite.

Autre nom à retenir, le banquier Sartoris, en 1832, ne profita pas longtemps de son domaine. Mort en 1833, ce sont ses héritiers qui relanceront le projet des Rubichon en réalisant le « nouveau village de La Garenne ”. L’urbanisation transforme alors sa physionomie d’origine, des voies et places sont tracées et le 31 décembre 1886, les architectes Jean-Baptiste Lafolie et Guerton remettent les plans de cette nouvelle propriété communale au maire de Colombes.

L’histoire garennoise ne s’arrête pas là et ne fait même que commencer. Les revendications séparatistes déjà latentes s’exacerbent au tournant du siècle et gagnent les rangs du Conseil municipal de Colombes, créant une impasse politique dont l’issue ne pouvait être que la création d’une commune indépendante. La loi de séparation du 2 mai 1910 donne une solution définitive à ce conflit. Il reste à organiser cette nouvelle entité administrative. Les élections municipales du 5 juin désignent Jean Bonal comme maire. Avec son équipe, ils vont donner un cadre et une structure à l’identité garennoise, qui existait bien avant cette reconnaissance officielle.
Terre d'agriculture, d'élevage, de pêche et de chasse, Gennevilliers a appartenu à l'Abbaye de Saint-Denis du Moyen Age jusqu'à la Révolution. La ville eut à souffrir des invasions normandes du IXe siècle, et plus tard, des combats de la guerre de Cent Ans, accompagnés de pestes et d'inondations. Avant que le fleuve ne soit mieux maîtrisé, les crues de la Seine n'épargnèrent pas Gennevilliers. L'inondation la plus dévastatrice fut celle de 1740, la dernière de grande ampleur date de 1910.

Gennevilliers fut érigée en paroisse en 1302 mais l'église Sainte Marie-Madeleine, l'un des plus anciens monuments de la ville, mélange un clocher datant de 1550, un corps édifié en 1650 et un portail néoclassique construit en 1830.
Le nom d’Issy est mentionné pour la première fois en 558 dans la charte de Childebert, lorsque ce roi donne la terre aux moines bénédictins de Saint-Germain-des-Prés. Au fil des siècles, les hameaux de Vanves et Vaugirard se détachent de ce territoire et la ville prend approximativement ses limites actuelles. L’abbaye encourage le développement de la vigne qui couvre, jusqu’au début du XIXe siècle, environ 76% de la surface cultivée.

Parallèlement Issy devient au XVIIe siècle un lieu de villégiature privilégié où nobles et bourgeois fortunés édifient leurs maisons de campagne, à l’image de Marguerite de Valois, première épouse d’Henri IV (1609-1615). Le premier opéra français est joué à Issy en 1659. Le Séminaire Saint-Sulpice, le Parc Henri Barbusse, les bâtiments du Musée, sont les témoins de ce passé grandiose. L’Eglise Saint Etienne (XVIIe siècle) renferme un tympan (XIIe siècle) provenant d’un édifice antérieur.

Après la Révolution, l’agriculture décline et les établissements industriels se multiplient. La ville connaît une véritable explosion démographique : 3.626 habitants en 1851, 16.639 en 1901. Cette croissance n’est pas ralentie par les événements des années 1870 et 1871 qui endommagent aux trois-quarts la ville.

Au début de ce siècle, Issy connaît une nouvelle heure de gloire. Son champ de manoeuvres devient le " berceau de l’aviation " : Henri Farman effectue le premier kilomètre en circuit fermé le 13 janvier 1908. Les Hauts d’Issy et le coteau sont alors fréquentés par deux grands artistes : Auguste Rodin et Henri Matisse, ce dernier y réside de 1909 à 1917.

Après la Première Guerre Mondiale, le nombre des entreprises ne cesse d’augmenter de même que la population (40.000 habitants en 1931). Ce n’est qu’au début des années 1960 qu’un nouveau paysage urbain apparaît avec le départ des usines les plus polluantes. La ville commence à prendre un caractère résidentiel.
Malakoff est, du moins administrativement, l’une des plus jeunes communes de France. Son histoire est cependant bien antérieure au décret qui officialise sa séparation d’avec Vanves, signé par le Président de la République Jules Grévy le 8 novembre 1883.

Un certain Alexandre Chauvelot né en décembre 1797, fils naturel d’Anne Chauveleau, ouvrière en linge, et d’Alexandre David, mercier, renonce très tôt au commerce familial pour devenir, sous le nom de son père, chansonnier ambulant. Rendu populaire par ses ritournelles d’abord assez lestes, puis plutôt engagées, il abandonne pourtant la chanson, reprend le nom de sa mère et ouvre une auberge rue Dauphine, à l’enseigne du Tambour.

L’urbanisation massive de Paris, le départ vers la banlieue d’une nombreuse population ouvrière chassée par la répression après la Révolution de 1848 vont alors l’aider à réaliser de nouveaux projets. Au sud de Paris, la plaine de Vanves fournit depuis des années les pierres à bâtir qui servent à construire les beaux immeubles de la capitale. Les terrains, éventrés par ces carrières, ne semblent avoir aucune valeur. Chauvelot choisit pourtant d’investir ses bénéfices en achetant jusqu’à 18 hectares de terrains qu’il revend par lots, et à bas prix, aux populations parisiennes les plus modestes. Le quartier qui naît rapidement est baptisé, non sans humour, "Nouvelle Californie du moellon et de la pierre" en référence à la ruée vers l’or qu’avait connu quelques années auparavant l’ouest des Etats-Unis.

Célébrée dans toute l’Europe et ses nombreuses colonies, la victoire de Malakoff (francisée pour l’occasion) par les zouaves de l'Armée Française donne à Chauvelot l’idée d’en faire l’éloge sur son propre territoire et d’attirer par la même occasion une population avide de divertissements après une si longue épreuve.

Il crée, au cœur de la Nouvelle Californie, un jardin extraordinaire constitué de collines, de grottes et de vallées profondes, de ponts, fortins, redoutes reconstituant les batailles de Crimée. Dominant tout le reste se dresse une tour dénommée Malakoff en hommage à cette victoire que l’on gravit en famille pour visiter la multitude des salons aménagés à l’intérieur. Aux alentours, piste de danse et buvettes attirent une foule exubérante.

Par autorisation spéciale de Napoléon III, la Nouvelle Californie prend le nom de Malakoff. Rien, pas même la mort en 1861 de son père fondateur, n’arrête l’extension de ce quartier de Vanves. Peu après la déclaration de guerre contre les Prussiens, le 19 juillet 1870, le maire de Vanves, Leplanquais fait pourtant abattre, sur ordre, la tour symbole qui rappelait trop cruellement une gloire passée. Cette catastrophe locale – vécue comme telle par les habitants du quartier – renforce de manière inattendue la cohésion de "ceux de Malakoff", attachés à ce qu’ils considèrent déjà comme un village dissocié de Vanves.

Après la Commune à laquelle s’étaient fédérés beaucoup de "Malakoffiots" (le terme n’était encore qu’exceptionnellement employé), la réélection du maire Leplanquais fait germer pour de bon l’idée d’une réelle autonomie. Les 4 000 habitants du quartier obtiennent du conseil municipal l’établissement d’une gare sur leur territoire puis, grâce au nouveau maire élu en 1873, l’accord pour la construction d’un groupe scolaire.

Quand Eugène Féburier, habitant de Malakoff, est à son tour élu maire en 1880, il obtient à force d’obstination la partition, votée le 22 août 1882 par 16 voix contre 2. Le décret officiel de la séparation sera publié le 8 novembre 1883 par Jules Grévy. Le premier conseil municipal de Malakoff se réunit le 1er février 1884 et élit Eugène Féburier maire des 6 700 habitants que compte la nouvelle commune.
A l'origine, la commune de Montrouge comportait deux agglomérations, le Grand Montrouge (Montrouge actuel) et le Petit Montrouge (Paris 14ème).

Au XIIIème siècle, les moines Guillemites, dits des "blancs manteaux", s'installent. Une paroisse, confiée aux Guillemites, se constitue bientôt autour d'une petite église rurale et devient très vite le centre d'une agglomération plus importante. Les habitants mettent alors en valeur la terre avec la culture du blé, du seigle, de l'avoine, de l'orge et au XIVème siècle, des vignobles. Mais les tourments de la famine de 1315 et la révolte des Pastoureaux, la peste, la guerre, la terreur des brigands affectent considérablement les Montrougiens.

Vers 1641, la plaine de Montrouge devient une remise à gibier aménagée pour les plaisirs des chasses royales où se détachent les pittoresques silhouettes des moulins à vent. Montrouge attire bien des notables à la recherche d'une retraite discrète.

Au XVIIème siècle, Charles de Laubespine, Garde des Sceaux, est le seigneur de Montrouge. Il y fait construire un château (place de la Libération) entouré de son immense parc s'étendant jusqu'aux confins d'Arcueil et de Bagneux. Ce château n'existe plus. A cette époque, des hauts personnages choisissent également de séjourner à Montrouge.

En 1668, les jésuites y créent un noviciat. A la fin du règne du "Roi Soleil" la commune possède environ 50 familles (soit à peu près 200 habitants) constituées de cultivateurs, meuniers ou carriers, domestiques et Gardes-Suisses.

En 1787, le Duc de la Vallière, dernier seigneur de Montrouge est Claude Régnier de Guerchy, lieutenant général et diplomate. Son château est à l'emplacement actuel de la Mairie.

En 1860, le Petit Montrouge, qui connaît un essor prodigieux dû à l'implantation de fabriques, est annexé à Paris. Le Grand Montrouge devient alors un refuge pour rentiers et retraités. Cette annexion a pour conséquence de réduire le territoire de la ville qui passe de 350 à 105 hectares et sa population de 20 000 à 3 000 habitants. La guerre de 1870 affecte également les habitants contraints à l'exode.

Montrouge vivote jusqu'en 1875 date à laquelle le territoire s'agrandit de quelques parcelles prises sur Arcueil, Bagneux, Châtillon et Gentilly. C'est une nouvelle ère pour la ville qui s'élance dans la reconstruction et l'organisation de la commune.

A partir de 1925, Montrouge voit surgir un essor industriel et commercial important qui redonne à la cité l'activité économique qu'elle avait perdue.
La présence humaine est attestée sur le site de Nanterre dès l’époque néolithique par la découverte d’outils de pierre dans une sablière. La bourgade celtique s’appelait Nemetodurum signifiant "bourgade sacrée". Lieu sacré du paganisme, elle occupe une situation stratégique sur la route de Paris à Cherbourg.

La consécration de sainte Geneviève, née dans la paroisse en 422, et le culte qui lui est rendu confirment la prédominance religieuse du village. Nanterre devient seigneurie de l’Abbaye de Sainte-Geneviève-du-Mont. En 1247, les serfs sont affranchis. Se succèdent les invasions et les guerres, l’habitat se groupe derrière une muraille qui subsistera jusqu’à la Révolution et dont le tracé correspond aux actuels boulevards du Midi, du Sud-Est, du Levant, du Couchant et de la rue de Stalingrad.

En 1837, l’arrivée du chemin de fer crée de nouveaux débouchés pour la commune. On y attire les Parisiens amateurs de pèlerinages, de rosières, de canotage, de fritures et de petits gâteaux. La guerre de 1870 interrompt les plaisirs champêtres. Le fort du Mont-Valérien retient les Prussiens.

En 1857, est créée par Paul Morin la première fabrique d’aluminium. En 1871 pendant la Commune, ses canons tirent sur les colonnes des fédérés marchant sur Versailles. La commune a maintenu son caractère rural, la production agricole et l’élevage du porc sont essentiellement destinés au "ventre de Paris". Les quelques fabriques existantes sont liées à l’élevage : suiferie, fabrique de noir animal, de colle forte; ou à l’exploitation du sous-sol (briqueterie).

En 1808, Chaptal installait une usine de produits chimiques à La Folie. Au début du XXe siècle s’amorce le développement de l’industrialisation avec l’installation d’une usine d’alcool de menthe, d’une papeterie, de fonderies et d’une fabrique de biscottes. Les carrières de pierre à bâtir, épuisées, sont louées à des champignonnistes. Les vignes disparaissent... Les maraîchers vendent leurs terrains et les pavillons de banlieue se construisent.
Le nom de Neuilly tire son origine étymologique des mots « lun » (forêt) et « noue » (plaine marécageuse). Les premières mentions du nom apparaissent au XIIIème siècle : A l'époque Neuilly est un petit port de la Seine où les moines de l'abbaye de Saint-Denis ont établi un bac.

1527-1540 : François Ier fait construire le château de Madrid dans le bois de Boulogne, et en 1556 Henri II fait continuer la construction.

1606 : Henri IV, victime d'un accident lors de la traversée de la Seine revenant de Saint Germain, ordonne la construction d'un pont de bois à péage en remplacement du bac.

1751 : Le comte d'Argenson, secrétaire d'Etat à la Guerre de Louis XV fait construire le château de Neuilly.

1768-1772 : Le pont de bois est remplacé par un pont de pierre construit par les ingénieurs Chézy et Dumoutier sur les projets de Perronet.

1786 : Antoine Parmentier fait ensemencer la plaine des Sablons de pommes de terre.

1815 : La première fête patronale Saint-Jean-Batipste est créée par décret impérial : c'est l'origine de la célèbre fête à Neu-Neu qui perdurera jusqu'en 1936 en raison du prolongement du métropolitain jusqu'au Pont de Neuilly.

1818 : Le futur Louis Philippe achète le château de Neuilly et fait placer dans l'île de la Jatte le Temple de l'Amour, que son père le Duc de Chartres avait érigé en 1774 au Parc Monceau.

1848 : En février, le château de Neuilly, résidence successive de Talleyrand, de Murat, de la princesse Borghèse, puis de Louis-Philippe, est pillé et incendié par les insurgés.

1859 : Les quartiers des Ternes et de Villiers sont annexés respectivement aux villes de Paris et de Levallois-Perret.
Le nom de Vanves semble être d'origine celtique (peut-être Venna, mot désignant un barrage pratiqué pour prendre le poisson, d'où provient sans doute le français vanne). La découverte récente de vestiges gallo-romains démontre en tout cas que le site était habité dès l'Antiquité. Mais c'est seulement à la fin du Xième siècle qu'une charte du roi Robert le Pieux mentionne explicitement le nom de Vanves sous la forme latine Venva.

Au Moyen Age, une grande partie de la paroisse était un fief seigneurial de la puissante abbaye parisienne de Sainte Geneviève. En 1163, le Pape Alexandre III confirma à cette abbaye la possession de la cure de Vanves et de tous ses biens dans la localité.

Sous le règne de Saint Louis, en 1247, l'Abbé Thibaut affranchit tous les serfs, sans doute moyennant finances.

Aux XVIe et XVIIe siècles, Vanves était un village paisible qui vivait essentiellement de l'agriculture : vigne, blé, produits maraîchers et surtout élevage laitier, le beurre de Vanves étant alors très réputé dans la capitale. Avec ses vertes prairies et ses sources abondantes, ce village proche de Paris devint rapidement un lieu de villégiature apprécié.

Le cardinal Duprat, Chancelier du royaume, François Clouet, peintre du roi, le poète Philippe Desportes et même François 1er aimèrent y résider.

La "maison des champs" la plus fameuse reste celle de Claude Le Bas de Montargis, qui fit bâtir en 1698 par Jules Hardouin-Mansart le château qui abrite actuellement l'administration du Lycée Michelet. Cette résidence fut acquise en 1717 par l'un des plus puissants personnages du royaume : Henri-Louis de Bourbon, prince de Condé.

Au XVIIIe siècle, c'est la blanchisserie qui rapidement allait prospérer, grâce à l'abondance et à la pureté des sources. Vanves s'étendait alors bien au-delà des limites actuelles : comprenant une partie des XIVe et XVe arrondissements, la paroisse englobait Malakoff et débordait sur Montrouge.

En 1799, le rattachement du Petit-Vanves à Montrouge marqua le début des amputations successives du territoire de la commune.

En 1814 et 1815, le château, transformé en cartoucherie, fut occupé successivement par les Autrichiens et les Prussiens.

En 1822, les docteurs Voisin et Falret ouvrirent à Vanves une maison de santé pour le traitement des aliénés. Avec le Second Empire, les transformations de Vanves s'accentuèrent : le village rural devint peu à peu une petite ville de banlieue, dont la population passa de 3780 à 8510 habitants entre 1856 et 1866.

En 1860, la portion du territoire communal située à l'intérieur de l'enceinte fortifiée fut annexée par Paris.

L'ancienne maison champêtre du collège Louis-le-Grand, qui prit le nom de lycée du Prince Impérial en 1864, allait finalement devenir en 1888 le Lycée Michelet.

Si les forts de Vanves et d'Issy protégèrent la ville en 1870, Vanves fut en revanche le théâtre d'affrontements sanglants entre Fédérés et Versaillais pendant la Commune.

Sous la IIIe République, l'évolution de la ville se poursuivit. La gare fut inaugurée en 1883. Mais, la même année, Malakoff devint une commune distincte, ce qui réduisit de moitié l'étendue de la commune de Vanves. La ville, devenue chef-lieu de canton en 1893, se dota d'une nouvelle mairie en 1898.

Au début du siècle, la physionomie de Vanves avait déjà définitivement changé : la blanchisserie demeurait une activité importante, mais la vigne avait disparu et le Plateau s'urbanisait progressivement.
Créé au Moyen-Âge dans une clairière au milieu des bois, le village de Ville d'Avray a su conserver au cours des siècles le cadre de verdure qui, avec ses étangs, fait aujourd'hui son attrait. Ville d'Avray fut d'abord un village rural et viticole. La vigne, cultivée sur les coteaux bien exposés, occupait un tiers des surfaces exploitées au moment de la Révolution française.

Mais la présence de la cour royale à Versailles, la ville voisine, eut une influence décisive sur le paysage et le patrimoine de la commune. La forêt de Fausses-Reposes fut entretenue et traversée de routes de chasse. La Fontaine du Roy, aménagée dès 1684, fournit de l'eau potable à la famille royale jusqu'à la Révolution, tandis que les étangs étaient reliés au Parc de Saint-Cloud par un aqueduc souterrain qui subsiste toujours, et alimente en eau les bassins et cascades du parc.

Le premier valet de chambre de Louis XIV, Marc-Antoine Thierry, obtint le titre de baron et devint seigneur de Ville d'Avray. Il fit construire le château, et finança la construction d'une nouvelle église, commencée en 1789. Le baron Thierry de Ville d'Avray fut emporté par la Révolution, mais ces constructions ont subsisté et enrichi le patrimoine de la cité.

Ville d'Avray devient ensuite un village résidentiel. De nombreux artistes, peintres, écrivains, musiciens, sont attirés par son charme et y viennent en villégiature. Les toiles de Corot immortalisent la forêt et les étangs, appelés aujourd'hui « étangs de Corot ». La bourgeoisie d'affaires du XIXe siècle constitue de grandes propriétés où elle vient passer la belle saison. Ces propriétés, non démembrées, ont donné naissance aux résidences actuelles avec leurs espaces verts.

Le XXe siècle voit la population augmenter et le village devenir une ville. Mais la tradition culturelle se maintient avec la présence de personnalités éminentes comme Jean Rostand, Edouard Branly, Boris Vian, Yehudi Menuhin... De nos jours, Ville d'Avray reste une ville résidentielle et un foyer culturel.
A l'extrémité nord du département des Hauts de Seine, longtemps, le hameau de Villeneuve-la-Garenne s'est limité aux quelques maisons implantées le long du méandre de la Seine.

Mais sa situation géographique près de Saint-Denis a permis au hameau de profiter des retombées de l'installation du chemin de fer. Au mépris de son passé la rattachant à Gennevilliers, industries et demeures de villégiature pour les Parisiens ont essaimé dans la paisible bourgade laquelle fut érigée en commune en 1929.